Je suis une étudiante au deuxième cycle. Quand je suis rentrée à la maîtrise, c'est comme si on m'avait lancé un ballon et qu'on me disait "Pense Vite!", exactement tu dois penser vite parce que tu ne sais pas du tout ce qui t'attend là, en ce qui à trait à ce qu'on veut que tu fasses avec ta tête. Oh, je ne me plains pas, chaque 1er du mois est attendu avec impatience, la même ritournelle que les b.s, on paye des dettes, le loyer, les factures et après il nous reste quoi? L'ampleur de notre sens de la débrouille ou sinon notre capacité à rentrer dans un moule et à lêcher des culs. Non, je ne me plains pas car j'ai une directrice qui m'a presque donné carte blanche qui m'a laissé expériementer des méthodes de recherche et une perspective à peu près jamais utilisé dans le département, avec moi elle a exploré les sentiers de la perspective critique et de l'ethnographie et ce fut dontc chouette d'avoir une directrice compagne de voyage au pays du savoir relatif et absolu. je ne me plains pas, seulement la seule chose qui me gonfle c'est de venir d'une famille où je suis la première génération de gens aussi éduqués, dans le sens, personne ne peut m'expliquer la gamick, personne n'aura pu me dire quand en prendre et quand en laisser, quand accélérer et quand faire un pit stop. Car ma réalité est totalement étrangère à la leur, et c'est quasiment eux qui en on voulu ainsi. tant mieux. Mais cela donne également lieu à nombre de vexation et d'imcompréhension au sein de la famille. Perfectionniste et allumée, je vis à ma façon l'angoisse de la fin des études supérieures. Et qui en aura à chrisser que je serai la spécialiste absolue des vieilles personnes pauvre qui décident de se botter le cul, de ne pas se laisser pourrir et pour cela de prendre le temps de se rendre dans une soupe populaire pour sauver trois sous et rencontrer leurs semblables. Plus ma recherche avance et plus je me dis que le principal avantage de cette recherche fut de m'avoir transformée en tant que personne en me montrant à dépasser mes préjugés et à aller vers les autres avec le moisn de préconceptions possible. C'est un mode de fonctionnement efficace qui nous place dans un état d'ouverture et de curiosité, cependant quand on s'intéresse réellement à l'autre en face de nous dans ce qu'il a de plus noble et de plus vrai cela à des conséquence... il faut également apprendre à se laisser aimer, car l'ethnographe dans la perspective critique, quand il occupe sa juste position, ceux qui sont assez là le sente : Je suis de votre bord, je suis votre porte voix car en théorie vous n'avez pas de voix, personne ne sait ce que vous vivez et tout le monde vous juge. je parlais de malentendu avec la famille d'ouvrirers économe et mal tombés, qui avait une drive que je n'ai pas vraiment. Et c'est moi qui doit porter le flambeau...
- Coudonc, tu vas la terminer cette maîtrise c'est donc bien long... je vais prendre ma retraite, je suis comme tanné de payer tes sessions moi...
Dit l'homme qui souhaitait lui-même dévelloper sa pensée... mais ça prend du temps ces choses là... et ça mène bien juste où on veut aller. Jamais plus ou moins loins. Ça nous ramène juste à nous les sciences sociales, nous et notre humanité, imparfaite et splendide.
Maphto
/ Site web
(19.9.07 14:01)
J'ai bien aimé cette phrase que tu as écrite : « je me dis que le principal avantage de cette recherche fut de m'avoir transformée en tant que personne en me montrant à dépasser mes préjugés et à aller vers les autres avec le moisn de préconceptions possible. »
Cette phrase montre bien que l'éducation n'est pas seulement un emmagasinage de connaissances mais une aussi l'opportunité de se transformer et, je dirais, de grandir en tant qu'humain. (Je sais que ma phrase fait un peu cliché, mais bon).
Entk, je te souhaite bonne chance et ne lâche pas. Les études, c'est tellement agréable.
'nique
(20.9.07 00:29)
on va pouvoir le lire ce mémoire?
(et c'est quoi ce "& over the tup" apres mon nom dans tes lien?)
j'aime beaucoup cette note, Meth; j'aurais pu l'écrire.
Gen
(20.9.07 15:38)
J'm et me reconnait encore un fois !!! enlève la maitrise..bientôt par contre!!!!
Bise solidaire!
Meth
(20.9.07 15:45)
Merci tous. J'étais un peu à bout de souffle quand j'ai écrit (en fait, chié) cette note, d'où le manque de ponctuation et les fautes pires que d'habitude. Mais j'avais tellement besoin de l'écrire et je suis contente que ça vous rejoigne d'une manière où d'une autre.
Nique - C'est un jeu de mots avec le titre de la série "Nip & Tuck". et on s'entend que c'est ton thrill de te placer à trois écarts types de la moyenne. :-)
Gen j'ai hâte de te rencontrer...
Maphto... tu étudies toujours la philo? je trouve ça noble, c'est bien le genre de chose que j'aurais aimé faire mais que je n'avais pas les couilles...
basduck
/ Site web
(20.9.07 20:35)
Je pense que les blogueurs, le monde, généralement; se ressemblent plus qu'ils pensent. C'est important dresser des ponts.
C'est ce que faisait la littérature sud-américaine.
'nique
(20.9.07 23:28) et on s'entend que c'est ton thrill de te placer à trois écarts types de la moyenne.
Les données qui se situent à trois écarts type de la moyenne.
(Musique de Jéopardy)
Qu'est-ce que la marge?
Y'a pas de jugement ou rien par contre. Je cherche pas la chicane.
Nouf-Nouf
(21.9.07 03:27)
Alors : "Over the tup" Si la société est une courbe normale, alors les gens marginaux sont "over the top" le top de la courbe qui sur la courbe normale est la moyenne. Donc c'est ça. Il sont plus loin que la moyenne sur le graphique.
C'était peut-être trop abstrait.
HUmmmmm.
'nique
(21.9.07 10:00)
@basduck: Meth elle m'a déjà présentée à des gens en disant que j'étais "une artiste et une muse", puisqu'on est chez elle, on va dire ça.
Yo!
(21.9.07 12:53)
Basduck + nique top = définitivement le couple de l'année à former! (sans blagues)